Lundi 2 janvier 2012
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15:26
Aloooors, il parait que le premier mardi du mois , chez Stéphie,
tout est permis ... Enfin tout, ou presque, en tous cas, les lectures inavouables sont à l'honneur et j'ai décidé de me lancer.... Parce que des inavouables, c'est comme les cadavres dans les
placards, j'en ai à la pelle....
Tout d'abord, le logo, in-dis-pen-sa-ble ( où comment gagner du temps parce que j'ose , j'ose , mais pas facile de se lancer!!!)
Tadam !
Alors quitte à faire dans la lecture cochonne, pardon , EROTIQUE, autant commencer par un grand classique du genre, afin de garder un peu de crédibilité ( credibility in the text) , avec
un roman britannique anonyme datant de l'époque victorienne ( et là, y'a rien ? ah on a plus envie de ricaner sous cape hein! ) : Une nuit dans un harem maure ( pfiou, tout un
programme....)
Fortement inspiré des 1001 nuits , ce roman met en scène George Herbert , un jeune capitaine de bateau britannique fort bien fait de sa personne ( " Il faut que je le
mesure, dit l'un de ces dames, et ôtant son bracelet elle le posa autour (...). Mais elle ne put le refermer,: il n'était pas assez grand...")( voila qui laisse songeuse...NDLR). Par un
concours de circonstances tout à fait fortuit, il échoue à bord d'un frêle esquif ( waouh , l'autre , comme elle se planque derrière son jargon littéraire! ) sur une plage dominée par un
palais... En haut d'une tour , par une petite fenêtre, 9 jeunes femmes tressent fissa une échelle de châles afin que notre jeune ersatz de Simbad le Marin parviennent jusqu'à elles afin de leur
faire un brin de conversation ( et plus si affinités...) ... Et là, chacune va demander au brave navigateur de la satisfaire, parce que dans le sérail d' Abdallah Pacha , on a le feu aux
fesses!
Le jeune homme va honorer la commande ( et pas que la commande...) mais comme malgré tout ce n'est qu' un homme, il lui faudra un minimum de temps de récupération entre chaque
opération... Alors, l'une après l'autre, les jeunes femmes vont raconter, telles neuf Shéhérazade, une aventure plus ou moins coquine qui leur est arrivée...
Et là, défilé de tous les clichés et fantasmes masculins ! De la défloraison à l'adultère, du viol à la partie fine, avec parfois une mise en scène machiavélique, tout(es) y passe(nt)... Parce
qu'à bien lire entre les lignes, l'auteur anonyme qui ne veut pas donner son nom et qui préfère ne pas dire comment il s'appelle, est très certainement un homme... Et notre héros, sur la fin de
l'histoire, ayant satisfait une partie des désirs de ses cocasses conteuses ( et n'en pouvant plus , bichette, c'est que c'est un travail, ça , madame!) prendra le temps de narrer lui aussi
une ou deux de ses expériences ( il en aurait sûrement dit bien plus si la dernière des 9 nymphomanes ne s'était pas jetée sur lui comme la misère sur le pauvre monde...). Bon, c'est gentillet...
Mais c'est tout ... Mon Cher et presque Tendre, une demi-lueur lubrique au fond des yeux ( ben oui, quoi, il était en train de jouer à Mario Bros, faut pas exagérer!) me demande de lui lire un
passage croustillant . Soumise et docile ( on arrête de rire au fond!) je m'exécute ... Lui: " Et ?" Moi:" Quoi "et ? " " Lui: " Ben quoi ?" ... Ok, fiasco total, même Angélique Marquise des
Anges semble avoir un potentiel érotique plus probant ... Pourtant, : " Elle prit mon visage entre ses mains et son regard en extase se ficha dans le mien tandis que la liqueur de vie se
répandait au creux de ses entrailles"... ( quand je vous disais que l'auteur était un mec...)...
A lire en revanche, l'excellent avant propos qui dresse un portrait intéressant sur la sexualité des anglais sous le règne de Queen Victoria ( " Allonge-toi et pense à l'Angleterre ") et sur la
littérature érotique de l'époque...
Allez , pour le mois prochain , je vais peut-être tenter Martine à la ferme! ;-)